APOLITISME ET ANTISYNDICALISME

Publié le 10 Juillet 2014

APOLITISME ET ANTISYNDICALISME

L’APOLITISME ET L’ANTI SYNDICALISME ?

L’apolitisme et l’anti syndicalisme semble devenir des refrains à la mode actuellement.

Sans revenir à toute l’histoire de ce qui fut et reste une volonté de réduire la vie citoyenne et sociale il importe de savoir ce qui sous-tend à de telles idées en ce moment.

D’abord la politique, nous a-t-on enseigné à l’école, est l’art de diriger la cité. La politique est donc la manière de prendre des décisions avec les citoyens sur des sujets qui les intéressent .

Il s’agit d’améliorer la vie sociale de la population, de construire les infrastructures nécessaires, d’avoir des politiques en matières de transport, de permettre les communications essentielles pour le développement des populations, d’envisager les actions culturelles et sportives et j’en passe.

Le Syndicalisme, l’autre pendant de la vie démocratique, vise à défendre les salariés contre le patronat qui les exploite dans une société prévue à cette effet. Le combat syndical est aussi un combat politique.

L’apolitisme est souvent brandi pour limiter l’intervention politique du citoyen et de la restreindre à ceux à qui a été inculquée qu’elle ne sert à rien sinon qu’à diviser et donc de les amener à affaiblir leurs capacité de jugements politiques sur les actes commis dans la société dans laquelle l’on vit.

Pour certains et certaines qui le pratiquent, le but est d’éviter que la politique viennent troubler et perturber leurs activités.

Dans des petites communes le sens de l’apolitisme apparait dans les listes pour réunir la diversité et taire les opinions politiques le temps de l’élection. Une fois l’élection passée l’apolitisme se révèle d’essence de droite. Le maire élu ne tarde pas à exprimer ses opinions politiques et choisir ses amis de droite.

Nous avons d’ailleurs un exemple parfait, celui de Jean Louis Borloo, qui, dans le Valenciennois s’est fait connaitre comme apolitique et populiste et une fois élu a gravi tous les échelons de la vie politicienne.

L’apolitisme est surtout une notion de dépolitisation utilisée par l’idéologie dominante.

Mais aujourd’hui cette dépolitisation, travaillée par les ennemis de la démocratie, pénètre dans les têtes.

L’idée du « tous pourri » est développé par le Front National et aussi repris en sous main par ceux qui veulent que le peuple ne s’exprime plus pour laisser les seules classes possédantes faire de la politique et aussi la rendre glauque à la manière de l’UMP.

Les attaques contre le syndicalisme qui se développent en ce moment et particulièrement contre la CGT relève également de la même démarche.

Par exemple les grèves de cheminots, celles des marins SNCM, sont montrées du doigt comme des grèves de nantis et les patrons vindicatifs qui brandissent ces arguments sont ceux qui ont pour but d’en finir avec le syndicalisme ou de l’avoir à sa botte.

Alors ils se servent des usagers à cet effet avec les concerts habituels de prises d’otage, des fainéants de fonctionnaires, de gros bras de la CGT etc.

Avez-vous vu hier la destruction des bureaux de la SNCM par des patrons, des artisans, des nationalistes corses ? Les images étaient commentées avec une certaine sympathie du journaliste et le traitement était différent de celui des travailleurs de Continental à la Sous Préfecture de Compiègne lors de leurs luttes.

Au fait : est-ce que Valls va porter plainte contre les déprédations patronales des bureaux de la Compagnie de Navigation SNCM ?

Alors méfions-nous de l’apolitisme et de l’anti syndicalisme : ils sont des armes idéologiques de classe pour que les peuples acceptent sans rouspéter les décisions de la classe dominante.

Méfions-nous aussi de ces messages qui amènent l’idée qu’on ne fait pas de politique dans la commune et qu’en faire c’est faire de la récupération politique.

A cette allure là, demain, il ne restera au citoyen « que de la fermer ».

Oui, comme Richelieu le disait : « la politique consiste à rendre possible ce qui est nécessaire. »

Alors, faisons de la politique partout y compris et surtout là où l’on nous dit qu’il ne faut pas en faire.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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