POUR UN FRONT DE GAUCHE CONQUERANT

Publié le 8 Juin 2014

POUR UN FRONT DE GAUCHE CONQUERANT

QUE POURRAIT ETRE UN FRONT DE GAUCHE CONQUÉRANT ?

Bien malin qui pourrait dire la tournure que prendra la situation politique pour ce qui reste de temps à courir pour le quinquenat de Hollande.

Mais toutes sortes d’hypothèses émergent en ce moment : celle d’une défaite majeure de la gauche qui ne serait pas présente aux présidentielles de 2017 et où ne seraient présents que le FN et la droite, celle d’une dissolution de l’Assemblée nationale pour constituer une sorte d’union sacrée à l’Allemande réunissant tous les libéraux allant des socialistes libéraux jusqu’à une partie de l’UMP en passant par le centre droit, celle de constituer si les circonstances le permettent une alliance tacite entre une droite dure avec celle proche des thèses du FN, et enfin celle du retour du sauveur suprême, le dénommé Sarkozy, dont les gamelles qu’il traine font de plus en plus de bruit à chacune de ses sorties.

Ce sont des postulats qui ont cours actuellement dans les milieux les plus politiciens de la capitale.

Aucun d’entre eux n’envisage une autre issue politique évidemment.

Pourtant celle du progrès social et celle d’une montée des luttes du monde du travail pourraient renverser toutes les élucubrations des uns et des autres.

Et cela n’est pas impossible ; l’abstentionnisme du monde du travail, de l’électorat de gauche ne sont pas éternels : l’abstentionnisme peut se transformer en la naissance d’un fort mouvement social pour balayer toutes ces hypothèses des politiciens et des médias à leur dévotion.

L’abstentionnisme dure que par nos indécisions.

Déjà des signes apparaissent qu’une telle stagnation ne fait que le jeux du capital.

Des mouvements sociaux s’enclenchent actuellement et visent à se sortir d’un engrenage politique désespérant et uniquement accaparé par la façon dont il peut redresser le taux de profit des multinationales et des banques en mettant en lambeaux le social.

Et apparait maintenant des luttes, non pas pour solder les comptes et accepter les licenciements ou les fermetures d’entreprises, mais des luttes pour empêcher les plans sociaux et la réduction des salaires et acquis sociaux. Des premiers succès notamment dans la métallurgie où ils apparaissent avec des salariés qui obtiennent le maintien des emplois, des augmentations de salaires, de l’embauche et le retrait des licenciements et fermetures comme à la SAM et à Ascométal.

Ayant été présent au congrès de la FTM-CGT la semaine dernière ( dommage que ce congrès n’ait pas été suivi par l’huma-), je peux témoigner que les délégués-es ne sont pas du tout dans la défection mais bien dans l’idée d’engager des luttes pour changer le cours des choses. J’y ai vu du nouveau et notamment pour refuser les plans sociaux et pour engager des luttes pour l’emploi, les salaires, les conditions de travail et le développement de l’industrie. Des luttes rassembleuses qui tout au long de ce congrès ont été évoquées par les congressistes, notamment plein de jeunes délégués-es qui venaient pour la première fois à un congrès .

Mieux vaut lutter et gagner que partir avec des primes commencent à dire des salariés de plus en plus excédés par la politique conduite par Hollande et le MEDEF.

Cela commence aussi à s’agiter du coté de ceux qui ont signé des accords de défaite sociale, comme la CFDT, dont les adhérents commencent à ruer dans les brancards contre l’attitude de leur confédération, là notamment où les directions d’entreprise licencient et ferment les boites ou diminuent les salaires mettant à nu la farce de l’ANI et du pacte de responsabilité avec le Medef.

Dans tout cela, quelle peut être l’alternative, sinon celle de l’union des forces de gauche allant du Front de gauche et notamment en son sein le parti communiste, qui doit en être le moteur, jusqu’aux socialistes qui rejettent de plus en plus Hollande et Valls et leurs politiques libérales.

C’est dans ce sens que dans un blog précédent, je proposai que des Etats généraux de la gauche se tiennent rapidement et que ces Etats généraux se fassent au plus près, avec les populations, les travailleurs, les retraités.

De Etats-généraux qui permettraient d’établir une sorte de nouveau programme du CNR par une plate forme politique redonnant confiance au monde du travail et lui offrant une alternative politique sûre et certaine auxquelles les populations seraient associées à tous les stades de sa réalisation.

Le Front de Gauche est le moyen pour pousser à cette réalisation.

Un Front de gauche, où tous, à égalité de droit et de devoirs, apporteraient leur part de contribution et aussi partageraient collectivement les décisions politiques prises.

Il s’agit pour les organisations en son sein non pas de se diluer dans le même moule mais d’apporter et de recevoir tout en gardant leurs identités, leur idées, leur façon de faire pourvu qu’elles permettent les meilleures convergences.

Il s’agit donc que les décisions de fonds soient discutées et débattues par les adhérents des différentes organisations qui la composent.

Nous devons passer du mode de vie « du coup par coup » à celui d’une réflexion ordonnée et conduite par toutes et tous quand elle a été approuvée ( il ne peut plus y avoir le porte parole qui s’auto-désigne pour diffuser « la bonne parole ».

Bref, notre vivre ensemble doit s’organiser et notre but est d’apparaitre comme l’alternative politique crédible pour un réel changement associant les populations dans l’exercice du pouvoir.

Des Etats-généraux de la population par localité et par entreprise seraient certainement un puissant vecteur pour y parvenir.

Bernard LAMIRAND

PCF Section Creil-Nogent

Rédigé par aragon 43

Publié dans #communisme

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article