IL FAUT SAVOIR FAIRE GREVE QUAND RIEN NE VA PLUS

Publié le 15 Juin 2014

IL FAUT SAVOIR FAIRE GREVE QUAND RIEN NE VA PLUS

PHOTO : EN TERMINER AVEC CETTE ALLÉGEANCE A L'ARGENT ROI

IL FAUT SAVOIR FAIRE GREVE QUAND RIEN NE VA PLUS

Je crois qu’il est temps de formuler un slogan digne de ce temps où une certaine gauche se prosterne devant le capital. C’est le sens du titre de cet article.

De voir Hollande et son substitut Valls reprendre la célèbre formule de Maurice Thorez « il faut savoir terminer une grève dès que satisfaction a été obtenue, en oubliant volontairement la suite : « Il faut même savoir consentir un compromis si toutes les revendications n'ont pas encore été acceptées mais que l'on a obtenu la victoire sur les plus essentielles revendications », il y a quelque chose de choquant quand cette formule vise à faire pression pour que la grève cesse sans que les revendications des cheminots n’aient aucunement été satisfaites.

Voilà un président, qui, non content de s’asseoir sur les promesses de sa campagne électorale maintenant traficote et omet le sens du discours de Thorez, un appel responsable et progressiste adressé à la classe ouvrière en 1936 après la victoire du Front populaire.

Triste Président…..

Avec un tel comportement Hollande et Valls sont entrain de ramener la fine fleur de la réaction au pouvoir et de favoriser la montée de la droite extrême.

Comment avoir encore confiance envers ce président qui satisfait sans cesse les revendications patronales et traite par le mépris celles des salariés.

Ce président de pacotille est en fait acculé par sa politique désastreuse pour le monde du travail et sa réaction situe bien que le pouvoir est actuellement en transes et appréhende la montée des luttes car s’il y a celle des cheminots et celle des intermittents du spectacle d’autres luttes actuellement montent et commencent à s’activer dans le pays.

C’est cela qui tourmente actuellement l’ équipage de "sabordeurs" au pouvoir.

C’est donc un bon signe, ces grèves qui éclatent actuellement et qui montrent que le mouvement social est entrain de se réveiller.

Dans le privé les luttes sur les salaires, sur les conditions de travail, sur les questions de protection sociale s’engagent et elles ne sont donc plus pour se défendre face aux attaques contre les licenciements, elles sont pour « du plus » et cela contrarie et va à l’encontre des politiques d’austérité.

Je viens d’entendre discourir Valls lors du conseil national du PS, ce discours est digne de ceux que tenait le parti socialiste (SFIO) dans les années d’après guerre après le départ des ministre communistes : celui de mettre au pas la classe ouvrière récalcitrante et de mener la répression contre les grévistes.

Cette politique dite de la troisième force ( avec les centristes de l’époque) eut comme résultat le retour de la droite la plus conservatrice, celle gaulliste, qui, en 1958, fit adopter la constitution de cette cinquième république anti-démocratique et favorable au capital auquelle les socialiste ont aujourd’hui fait leur lit.

Dire qu’il ne changera pas de politique, c’est effectivement conduire la même politique que ses prédécesseurs tels Ramadier, Jules Moch, Guy Mollet. C’est encourager le retour de la droite, c’est faire le lit de la fée Carabosse Le Pen.

La gauche pourrait disparaitre nous dit Valls, mais quelle gauche, la gauche n’existe plus que dans son verbe car il lui a coupé son bras gauche par la politique d’austérité. Une autre gauche est entrain de naitre, Monsieur Valls, elle n’ a plus rien à voir avec vous et y compris jusque dans les rangs de votre parti où les défections se multiplient et où nombre de militants n’en peuvent plus de vos coups de menton contre le monde du travail que vous ne respectez plus.

Vous demandez aux cheminot de reprendre le travail, de se contenter du triste brouet que vous avez fait signé à des organisations à vos ordres, cela vous discrédite comme vous discrédite vos manœuvres dignes de l’équipage Sarkozy pour briser la grève en utilisant le passage du Bac par les élèves de terminales lundi pour rendre le conflit impopulaire.

Vous êtes avec votre acolyte Hollande pitoyable, vous êtes la honte du monde du travail et je pèse mes mots.

Je souhaite aux travailleurs de France de faire grève partout,de faire grève sur leurs revendications, car rien ne va plus avec ce pouvoir aux mains de la finance.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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