LA FETE DES VOISINS QUE L'ON VOUDRAIT VOIR TOUS LES JOURS DANS NOS VIES

Publié le 24 Mai 2014

LA FETE DES VOISINS QUE L'ON VOUDRAIT VOIR TOUS LES JOURS DANS NOS VIES

C’est la rencontre entre voisins à la veille des élections européennes.

Elle se passe dans un quartier populaire comme celles qui se sont déroulées un peu partout en France.

Chacun a apporté de quoi manger et de quoi boire.

Toutes les familles sont réunies, la table est mise, chacun et chacune s’est mis en quatre pour que la fête soit réussie.

Une sorte de « crincrin » égaye la soirée de musiques venant de tous les pays du monde : de ce monde où sont originaires les participants qu’ils viennent d’Afrique, d’Europe, d’Asie ou d’Amérique.

Toutes et tous se sont dépensés avec fierté pour faire connaitre leur cuisine. Tous les plats voisinent et se dégustent avec des plaisirs de gourmets. Personne n’a l’intention de renvoyer le plat d’un tel par avion dans le pays d’origine, même le flic du coin, présent lui aussi, le goûte et n’a pas l’intention de le mettre à la poubelle.

Le couscous, la paella, la pizza, le bœuf bourguignon, la choucroute, le lapin à la bière, le pudding et j’en passe ne se font pas la gueule et les vins, l’eau, le soda font bon ménage et se mélange au fin fond de l’estomac de chacune et de chacun.

L’on chante des airs venant de tous les pays et d’artistes interprètes qui ont marqué leur jeunesse. La montagne de Ferrat fait un tabac, de même « Lili » la chanson de Perret.

Le « vivre ensemble» s’exprime et personne n’a l’idée que les uns et les autres doivent rester cloitrés chez eux et regarder les peaux de chacun en chien de faïence comme l’insinue les racistes dans leurs éructations contre les immigrés ou celles du « père la torture », Le Pen, qui envisage une épidémie Ebola pour éliminer des populations en surnombre.

Une dame, très en verve, dit : « ici on est bien et pour sûr il ne me viendrai pas à l’esprit d’inviter Marine Le Pen qui ne peut supporter le partage et l’amitié entre les personnes d’origines différentes de par leur culture et leurs habitudes ».

Une personne âgée se souvient que dans le bus, c’est un jeune qui lui a offert sa place pour s’asseoir et qui ensuite l’a aidé à descendre du bus à la gare.

Une jeune fille maghrébine s’est fait un copain, il porte la barbe ; et alors Marx en portait une, dit-elle, et elle était épaisse, aussi épaisse que les trois volumes du capital, pourrait t’on rajouter.

Demain, c’est l’élection européenne, pourquoi Hollande ne veut pas de nous dit un africain, et il rajoute est-ce que ma peau dérange, pourtant chaque jour je la transporte pour bosser et ramasser les poubelles des émules de Le Pen dans les quartiers des rupins ?

Un autre rajoute, mais cette peau, nos parents l’ont donné ensemble pour bouter le nazisme hors de France et nous payons des impôts et des cotisations sociales comme tout le monde.

Et puis la fête continue et les enfants qu’ils soient d’origine immigrée, qu’ils soient picards ou chtimis ou basques, occitans et je ne sais quoi, ne font guère attention à la couleur de peau pour jouer ensemble avec les iphones.

La discussion se poursuit tout au long de la soirée et toutes et tous ont appris à se connaitre et à rompre l’isolement que Madame Le Pen veut entrainer la France.

Dimanche la fête des voisins sera celle d’aller voter, de ne pas s’abstenir, de choisir ceux et celles qui veulent un autre monde, une autre Europe que celle du fric, un monde de liberté, d’égalité et de fraternité.

Alors battre le racisme, l’antisémitisme, le nationalisme haineux, l’intolérance religieuse ou areligieuse, c’est voter pour le Front de gauche.

L’humain d’abord.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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