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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

50 MILLIARDS A PRENDRE CHEZ LES TRAVAILLEURS POUR DONNER AUX RICHES

Publié le 29 Avril 2014 par aragon 43 in politique

50 MILLIARDS A PRENDRE CHEZ LES TRAVAILLEURS POUR DONNER AUX RICHES

AVIS DE RECHERCHE : 50 MILLIARDS POUR DETROUSSER MORTS OU VIFS LES PROLOS

50 Milliards d’Euros d’économie pour quoi faire ?

Politique de gribouille ou choix volontaire de rendre notre pays encore plus malade qu’il ne l’est actuellement ?

Je choisis la deuxième interrogation : le gouvernement socialiste a choisi des médicaments qui tuent le social.

Les députés socialistes voteront ce jour le plan présenté par Valls moyennant quelques miettes aux retraités les plus pauvres notamment ayant des pensions en dessous de 1200 Euros. Si besoin est, ils auront comme secours les voix de députés de droite. La porosité entre sociaux démocrates et droite s’affirme.

Ils avaleront la mixture de dons fait aux capitalistes, aux financiers, aux grandes banques et sociétés d’assurances, aux multinationales. Plusieurs centaines de milliards iront rejoindre les portefeuilles des milliardaires déjà bien rembourrés.

Ce plan va faire des victimes notamment tous les salariés qui ne verront pas leur pouvoir d’achat maintenu ou amélioré, les retraités au dessus de 1200 Euros seront sacrifiés d’autant plus que les retraites complémentaires sont bloquées pour tous et toutes, quelque soit leur pension. les fonctionnaires sont au pain sec pour de nombreuses années etc.

La santé, le logements, les transports, les services publics, l’aide seront aussi au pain sec avec pour résultante des milliers d’emplois supprimés et de millions de personnes touchées par ces reculs sociaux.

Le dividende l’a donc emporté chez les socialistes sur les salaires. Seuls les salaires et les retraites paieront les dettes de ces capitalistes qui ont mis notre pays à sac.

Des émoluments que le Président veut amputer au deux bouts pour les jeunes par l’apprentissage, formule bidon, puisque l’on sait que les intéressés vont bosser et que leur apprentissage sera pour le temps qui restera après avoir « marné » aux machines ou à diverses corvées à éplucher bêtement des patates. Même chose pour les sans-emploi de longue durée qui deviendront des « apprentis » dans les entreprises selon un concept inventé par le « profiteur » Gérard Mestrallet PDG de GDF-SUEZ. Les patrons ont de quoi se frotter les mains, ils auront un main d’oeuvre gratuite formée et ils ne paieront pas un « rond » et pour eux la feuille de paie ne comportera plus aucune ligne concernant le salaire et les cotisations sociales à verser puisque la paie sera assuré par toutes sortes de prestations sociales extérieures à l’entreprise, notamment venant des collectivités locales qui n’en peuvent plus d’ailleurs.

Du pain béni pour eux et pour tous les exploiteurs qui auront soit un main d’œuvre jeunes « gratos » et où main d’œuvre qualifié « regratos ». Donc un coût du travail nul. Et puis, un tourne-over idéal, dés que le contrat s’achève on peut facilement puiser dans une nouvelle arrivée de chair fraiche ou de travailleurs qualifiés devenus »apprentis ».

Tout compte fait un Smic jeune s’installe et un SMIC vieux verront le jour à travers cette histoire d’apprentis. Et quelle insulte à tous ces travailleurs virés, disposant de qualifications, de les ramener à retourner à la case départ.

Les goussets des actionnaires vont enfler et cela me rappelle le temps où je travaillais comme apprenti jardinier, que je devais tondre des pelouses du matin jusqu’au soir pour une bouchée de pain et parfois je subissais des amendes pour avoir oublié de tondre un petit bout de pelouse.

Le coût du travail soude ainsi la collaboration entre le capital et la social-démocratie.

Tout l’inverse de nos anciens qui avaient su mettre en place avec le programme du Conseil National de la Résistance, une politique de développement social qui a permis de sortir notre pays de la ruine par le développement reposant sur la demande et non sur l’offre.

Il ne reste plus qu’à mener les luttes et de créer les conditions d’une vaste mobilisation du monde du travail.

L’enjeu est là, il est de classe, c’est un rapport de force à opérer pour que le coût du travail, en reprenant l’expression usitée augmente, donc les salaires, et que le coût du capital en soit réduit à sa plus simple expression.

Après tout le choix est là, le coût du travail effondré conduit à la déflation, à la ruine, à la misère pour le monde du travail et par contre l’abaissement voir le blocage du coût du capital ne conduira qu’à réduire un peu le tas d’or stocké dans les paradis fiscaux de ces actionnaires qui ne sont que des parasites de la société.

Bernard LAMIRAND

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