PACTE DE RESPONSABILITE : DES SOUS POUR LE CAPITAL ET RIEN D'AUTRES

Publié le 6 Mars 2014

PACTE DE RESPONSABILITE : DES SOUS POUR LE CAPITAL ET RIEN D'AUTRES

ESPÈCES SONNANTES ET TRÉBUCHANTES POUR LE PATRONAT

PACTE DE RESPONSABILITÉ : ILS ONT SIGNE 30 MILLIARDS POUR QUELQUES CACAHUÈTES

Il fallait voir les mines réjouies du patronat du CAC 40 et des PME à l’issue des discussions sur le pacte de responsabilité ( plutôt de l’irresponsabilité).

30 Milliards, c’est pas rien, dans la poche des actionnaires : voilà ce qu’est la signature de certaines organisations syndicales qui ont vendu le dit « coût du travail » pour quelques cacahuètes.

Après l’ANI, cet accord que j’ai qualifié de scélérat en son temps, voilà l’accord « bouffon » qui va miner encore plus le prix de la force de travail pour donner de l’air aux dividendes dont on vient de nous annoncer qu’ils ont augmenté de 50 % en 2013 et donc plus de 50 milliards d’euros.

Les Pinault, Arnaud, Bettancourt, Lagardère, Mulliez, Leclerc et autres vont ramasser les profits à la pelle.

Ce consensus avec les patrons et le gouvernement des « vendus » révèlent jusqu’à quel point le monde syndical est divisé entre ceux qui battent en retraite en rase campagne abandonnant les travailleurs et leurs misères salariales et sociétales pour satisfaire le profit et ceux qui n’abandonnent pas la lutte et marquent leur désaccord le plus syndical.

Quel pitoyable cinéma avons-nous vécu hier quand Berger de la CFDT clamait son indignation devant le peu d’égards qu’avait le patronat pour un accord donnant-donnant et le soir les dirigeants de cette organisation syndicale abandonnaient toute référence à des engagements précis en matière d’emplois pour seulement la possibilité de discuter dans les branches de l’on ne sait quoi.

Ainsi ce pacte de responsabilité va rejoindre les autres tartufferies gouvernementales et patronales comme par exemple toutes les exonérations de cotisations sociales qui n’ont jamais créé le moindre emploi mais ont servi les profits.

30 Milliards qu’il faudra donc prendre sur le dit coût du travail que ce soit en cotisations sociales que le patronat ne paiera plus ou en réduction de services publics qui atteindront les travailleurs de plein fouet et en impôts de toutes sortes que paieront les salariés.

Je connais beaucoup de militants de ces organisations qui ont cédé et qui chaque jour luttent dans leurs entreprises avec la CGT contre les fermetures et les licenciements. Ils doivent être « mal » ce matin où alors Ils vont faire le dos rond.

Une sorte de la schizophrénie, un trouble bipolaire, voilà ce qui risque de les affecter.

Pour se sortir d’une telle maladie, il n’y a qu’un recours, ruer dans les brancards de leur organisations syndicales et des « pontifes » qui la tiennent au nom de l’amour du prochain (le capital).

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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