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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

CHARLOT UN AMI UN CAMARADE

Publié le 7 Février 2014 par aragon 43 in SOCIETE

CHARLOT UN AMI UN CAMARADE

CHARLOT UN AMI, UN CAMARADE

Charlot un ami et je dirai un camarade, même s’il ne fut pas communiste mais proche, nous revient Cette semaine, pour l’anniversaire de son premier film, L’Humanité dimanche et celui de ce vendredi viennent de consacrer plusieurs pages pour commémorer le centième anniversaire de la sortie de son premier film muet le 2 février 1914 intitulé : « Pour gagner sa vie » .

Un personnage était né : il se présenta d’abord comme un dandy dans un costume étriqué, chapeau haut de forme et grandes moustaches, mais ensuite il le modifia pour apparaitre comme un vagabond, pantalon ample, veste étriquée, chapeau étroit et chaussures larges voir éculées.

C’est ce personnage là qui reste gravé dans ma mémoire.

Il avait bâti ce personnage à travers ses vicissitudes de la vie et les films qui allaient naitre pour se moquer de cette société capitaliste et ce qu’elle engendrait de misère humaine étaient son témoignage et sa façon de lutter et de se révolter contre cette société.

Lui qui était né dans les quartiers de Londres, de ce Londres prolétaire si bien décrit par Marx mais aussi par Charles Dickens, allait montrer à sa façon burlesque ce qui dont souffre l’homme quand il est exploité et victime des injustices d’un système qui l'écrase.

Des films formidables sortirent et Charly Chaplin sut montrer ce que le monde capitaliste charriait comme sauvagerie et inégalités entre les hommes.

Je retiendrai trois films qui m’ont particulièrement marqué : les lumières de la ville, les temps modernes, le dictateur.

Pour beaucoup d’entre nous, ceux des générations de la guerre, notre enfance fut celle des premiers films que nous puissions voir grâce à l’école laïque.

Les films burlesques nous enchantaient et nous faisaient rire, mais nous découvrions aussi ce que voulaient dire les personnages joués par Charlot ; ses amours, ses bêtises nous permettaient de découvrir par les transgressions que le monde n’était pas celui que l’on nous décrivait au catéchisme du curé.

Je me souviens de ces moments là quand la maitresse d’école, c’est comme cela qu’on appelait les institutrices à cette époque, nous disait que mercredi il y aura cinéma et qu’un film de Charlot sera projeté.

C’était un événement, l’école primaire étant distante de la salle de projection située au cours complémentaire comme on disait, nous partions le cœur en fête traversant la ville en chantant, et il fallait voir avec quelle plaisir nous nous asseyons dans la salle et nous étions alors concentrés sur les phases du film. Nous alternions entre les phases intenses de dangers courus pour le personnage et les moments où le rire se déclenchait à la moindre des facéties de "Charlot" pour retourner la situation en sa faveur contre le hideux et les stupidités de la société.

Charlot a fait mon éducation critique à travers ses personnages où montait toujours ce que la société drainait de misères et d’injustices.

Pas étonnant alors qu’aux Amériques, le pays soit disant de la liberté, auquel nous gavent chaque jour nos élites et les perroquets chargés de nous éduquer sur la loi d’airain du profit, qu’il fut traqué et interdit pendant le guerre froide par le Maccarthysme et considéré comme un communiste puisqu’il fustigeait le système capitaliste et toutes ses tares.

Oui, l’Humanité dimanche vient de produire un excellent document sur le plus grand artiste du cinéma. Je vous conseille de l’acheter, vous ne le regretterez pas.

Bernard LAMIRAND

Affiche en haut, les temps modernes et en bas les lumières de la ville et le dictateur

CHARLOT UN AMI UN CAMARADE
CHARLOT UN AMI UN CAMARADE
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