8 MARS

Publié le 26 Février 2014

8 MARS

8 MARS : LES FEMMES RETRAITEES DOIVENT SE FAIRE ENTENDRE

2013, ANNEE NOIRE pour les retraité(e)s et leur pouvoir d’achat

  • Taxe de 0,3% payée par les seuls retraités imposables (CASA) pour soi-disant financer la réforme de la prise en charge de l’autonomie, cet argent est pour le moment détourné.
  • Blocage pendant deux ans des barèmes d’imposition sur le revenu.
  • Disparition de la ½ part fiscale aux veufs et divorcés n’ayant pas élevé seuls leurs enfants pendant 5 ans au moins.
  • Imposition de la majoration de 10% pour les femmes ayant eu 3 enfants.
  • Sous-indexation des retraites complémentaires.
  • Report de l’augmentation des pensions, ce qui fait 18 mois sans augmentation.
  • Hausse de la TVA.
  • Augmentation de la CSG.
  • Baisse du livret A.
  • Augmentation des tarifs EDF.
  • Loi famille suspendue.
  • Nouvelle réforme des retraites, nouveau coup porté à notre système.
  • Remise en cause de la protection sociale.
  • L’espérance de vie en bonne santé tend à diminuer…

Inégalités à la retraite

A quelques jours du 8 mars, Journée Internationale de Lutte des Femmes, nous pourrions penser que nous avons tout obtenu : l'égalité professionnelle, la parité, la liberté sexuelle, la contraception, l’IVG… !

Vraiment ? Vous le croyez ?

Voici exactement 40 ans, la loi du 22 décembre 1972 inscrivait dans notre droit le principe de l’égale rémunération des femmes et des hommes…

2014 : les femmes retraitées subissent toujours au moment de leur retraite les conséquences d’une carrière professionnelle dont les salaires sont inférieurs à ceux des hommes en moyenne de 26 %, travail précaire, nombre d’années de cotisation moins important notamment en raison des périodes de maternité, congé parental, temps partiel, discrimination dans le déroulement de carrière, périodes de chômage plus importantes, etc…

Pourquoi une nouvelle loi adoptée ce mardi 28 janvier sur l’égalité hommes/femmes ? On s’aperçoit qu’il s’agit en grande partie d’une modification des textes déjà existants, une sorte de pack réunissant tout ce qui existe déjà et qui n’est pas appliqué !!

Le comble de l’injustice se trouve dans le système de calcul des retraites qui pénalise largement les femmes, notamment les dernières réformes qui reculent l’âge de départ sans décote et suppriment une année par enfant pour les femmes ayant travaillé dans la fonction publique.

39% des femmes valident une carrière complète contre 85% des hommes…. Les chiffres sont éloquents !

Parlons-en des retraites de misère !

Les pensions des femmes sont en moyenne de 38% inférieures à celles des hommes.

En 2010, la retraite moyenne des hommes était de 1 552 euros mensuels et seulement de 899 euros pour les femmes.

36 % des femmes retraitées perçoivent 700 euros mensuels et 64 % touchent moins de 900 euros.

Le fossé est criant... et il ne se comble que très lentement.

Il y a urgence d’un autre partage des richesses

La moitié de la richesse mondiale appartient à seulement 1% de la population.

Ce n’est pas une surprise, parmi les retraités pauvres, 8 sur 10 sont des femmes ; les veuves notamment subissent au moment du calcul de la pension de réversion un abattement tel qu’elles se retrouvent souvent en dessous du seuil de pauvreté.

Le nombre de seniors au travail augmente, et ils sont de plus en plus nombreux à fréquenter les restos du cœur et autres associations caritatives…

François Hollande et sa majorité ont choisi le camp des patrons et des actionnaires, celui de la finance. Ils cajolent le Medef en continuant les exonérations de cotisations sociales, sans contrôle ni contrepartie, qui ne contribuent pas à des créations d’emplois, et persévèrent dans leur logique de casse du code du travail.

En 2012, 230 milliards ont été versés aux actionnaires des grandes entreprises, en 25 ans, le salaire moyen en France n’a pas doublé, tandis que les dividendes ont été multipliés par 13 !!

Les risques de remise en cause des acquis existent bel et bien

Le 20 décembre 2013, le gouvernement conservateur espagnol de Mariano RAJOY approuve un projet de loi supprimant l’avortement en Espagne… Il renoue avec des pratiques qui dénient la liberté de choix aux femmes, au mépris des droits humains fondamentaux.

Rappelant les heures sombres du franquisme, il annonce clairement son projet de société : maintenir les femmes dans un statut social étroit et de soumission… Cette attaque s’inscrit dans l’offensive européenne des opposants aux droits des femmes, comme nous l’avons vécu ce dimanche 1er février en France… Là aussi, le gouvernement Hollande a choisi le camp des féministes de droite qui veulent imposer un stéréotype familial homophobe.

L’enjeu est de taille en cette période de consultations électorales municipale et européenne.

Rappelons partout haut et fort les propositions de la CGT

  • Augmentation des pensions et retraites : minimum égal au SMIC à 1 700 euros mensuels pour une carrière complète et taux de remplacement de 75% minimum.
  • Pension de réversion à 75% du montant de la pension du conjoint décédé.
  • Rattrapage immédiat par une augmentation de 300 euros par mois.
  • Indexation des retraites sur les salaires moyens et non sur les prix.
  • Suppression de la décote pour les trimestres manquants.
  • Redonner à la protection sociale son rôle économique et social.
  • Revenir à la revalorisation des pensions au 1er janvier et au calcul pratiqué avant juillet 1993 (prise en compte des 10 meilleures années et revalorisation adossée sur les salaires moyens et non sur les prix).
  • Stopper les exonérations de cotisations sociales des entreprises pour cesser l’augmentation de la fiscalité sur les ménages.
  • Etc…

LE COLLECTIF « FEMMES RETRAITEES » DE L’UCR invite nos organisations à prendre toutes les dispositions nécessaires pour organiser des rencontres débats, des délégations aux préfectures ou sous-préfectures, rencontrer les élus ou candidats aux élections afin de leur rappeler nos propositions.

Les retraités n’ont pas à payer pour une crise dont ils ne sont pas responsables ! Les retraités ne sont pas des vaches à lait.

Les femmes doivent se faire entendre pendant cette journée de internationale de lutte des femmes du 8 mars, il est nécessaire de continuer à lutter contre le sexisme et les stéréotypes dont les femmes font les frais, améliorer les conditions de travail et faire appliquer les lois sur l’égalité salariale dans toutes les branches, obtenir le départ anticipé à la retraite pour les femmes ayant élevé des enfants, exiger des services publics de haut niveau, notamment pour la santé et l’autonomie.

Et le plus important, RENFORCER LE SYNDICALISME FEMININ, adhérer, faire adhérer à la CGT.

L’EGALITE, ON A TOUTES ET TOUS A Y GAGNER !

Février 2014

Rédigé par aragon 43

Publié dans #syndicalisme

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