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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

DAVOS LE BAL DE L'ARGENT ROI ET DE LA FINANCE

Publié le 22 Janvier 2014 par aragon 43 in CAPITALISME

DAVOS LE BAL DE L'ARGENT ROI ET DE LA FINANCE

DAVOS LA LOI DE L’ARGENT ROI

Ce matin, sur France-Inter, Madame Gaymard, vice-présidente de Général-Electric international, femme de l’ancien ministre gaulliste Gaymard, était l’invité de Cohen et comme les autres patrons, ses amis, elle n’avait qu’à la bouche le terme compétitivité pour expliquer la nécessité impérieuse de pouvoir tenir à la concurrence internationale.

Vint une question d’une auditrice lui posant la question du coût que représente les dividendes aux actionnaires et elle eut bien du mal à expliquer pour quelle raison ces coûts n’étaient pas visés par les économies à réaliser.

Elle s’engouffra alors dans la simple idée que les petits patrons étaient leurs propres actionnaires de leur entreprise et qu’ils faisaient beaucoup de sacrifice pour investir leur argent, toutefois elle laissait entendre que le cout du capital était à voir du coté des banques qui prélevaient pour ainsi dire leur dime pour leurs actionnaires.

L’argument de l’auditrice avait fait mouche et la dame se perdait en explications.

Vint alors Bernard Guetta pour signifier que pendant longtemps, du temps d’avant le mur de Berlin, c’était plutôt le contraire qui se produisait et que c’était plutôt les salaires et les acquis sociaux qui faisaient la différence par rapport au coût du capital.

On ne sut pas au bout qu’elle était l’avis de Guetta, si c’était ou non une bonne chose que le fléau de la balance ce soit inversé à ce point depuis le mur de Berlin et la fin de l’Union Soviétique, un sujet préféré de Guetta habituellement pour pourfendre le socialisme.

Toujours est-il qu’en ce jour de l’ouverture de Davos en Suisse, le refuge hivernal du capital international, qui se réunit chaque année pour compter ses frasques et ses larcins, l’on aura la moindre prévention pour l’homme, l’humain, le travailleur, bref celui qui produit les richesses dans le monde et qui n’en reçoit que les miettes.

Pour ces gens là la machine capitaliste est indémodable, elle est inscrite au patrimoine génétique de la cupidité.

Moscovici va s’y rendre nous dit-on pour recevoir les saints sacrements des patrons du monde entier et devrait recevoir la bénédiction des princes du capital pour les bienfaits qu’il compte apporter en présents au capital de la part du président de la République socialiste qui s’est converti au libéralisme.

Nous verrons ainsi circuler sur les pistes de Davos, skiant, slalomant, toute la finance internationale pour ramasser les prix décernés pour les meilleures exploitations de l’homme par l’homme dans les catégories entreprises, fonction publique, banques, services sociaux et hospitaliers etc.

On peut penser que Gattaz et Moscovici en commun recevront le prix du meilleur détrousseur des acquis sociaux délivrée par l’académie libérale.

Hier nous apprenons par un organisme enquêteur l’ONG Oxfam que 85 personnes- des multimilliardaires surement- détenaient à eux seuls autant de richesses que la moitié de la population mondiale la moins riche (soit 3,5 milliards d’habitants et que 1 % de la population possède 46 % des richesses mondiales soit 110 trillions de dollars - milliers de milliards de dollars-).

L’humain d’abord, la cupidité dehors.

Bernard LAMIRAND

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