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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

COMPIEGNE LIEU DE SOUVENIR

Publié le 28 Janvier 2014 par aragon 43 in SOCIETE

COMPIEGNE LIEU DE SOUVENIR

INFO : J'ai publié cet article le lendemain de la journée de commémoration du fait que je n'ai pu le passer sur le blog en format word repris ce jour en PDF avec une qualité moindre de l'écrit. Désolé.... Bernard LAMIRAND

COMPIÈGNE LIEU DE SOUVENIR CE 27 JANVIER 2014
Aujourd’hui c’est la « Journée internationale de commémoration en mémoire des victimes de l'Holocauste » et Royal lieu, à Compiègne, fut un camp de transit où des dizaines de milliers d’hommes et de femmes furent envoyés ensuite vers les camp de la mort et de ce camp partirent non seulement des juifs mais aussi des résistants et en particulier des communistes.
C’est donc un moment de souvenir, de recueillement, d’hommage aussi envers ces hommes et ces femmes victimes de la barbarie nazi et du fascisme.
Nul doute qu’il est utile de rappeler cela quand des individus manifestent en ce moment, quand cette extrême droite beugle dans nos rues et s’exhibe, quenelles en mains, pour marquer le salut nazi.
La « bête immonde » relève la tête, aucun citoyen digne de ce nom ne peut rester indifférent devant cette menace qui rôde et se développe à nouveau en Europe jusqu’à la Russie.
J’ai connu Royal lieu à Compiègne en 1962, lorsque j’ai fait mes classes comme soldat dans l’armée de l’Air. A cette époque ce camp était une base aérienne d’instruction tenus par les commandos de l’air. C’était la fin de la guerre d’Algérie, l’encadrement était celui d’une armée de l’air qui avaient fait la guerre en Indochine et en Algérie mais revenait défaite. Je me souviens des aboiements de ces instructeurs et pour comble nous avions un commandant qui portait le nom de Führer.
Ces personnes nous enseignaient l’art de la guerre, de la discipline militaire, de la grandeur de la France éternelle, mais jamais ils nous ont dit que ce camp est un camp de prisonniers destinés vers les camps de la mort. Jamais ils nous ont dit que c’était les communistes en nombre qui le composaient avec d’autres, notamment des chrétiens et des gaullistes qui se battaient pour la liberté.
Je l’ai su quand un camarade de chambrée s’est mis à pleurer, et, devant nos questions, il nous dévoila que c’était d’un de ses baraquements que son père était partir vers la mort.
Le parti communiste organisait la vie dans ce camp et des philosophes, des écrivains ne restaient pas les bras ballants et ils dispensaient de leur savoir .
De là eurent lieu des évasions rocambolesques comme celle de celui qui fut le président du Comité de libération de Paris, André Tollet communiste.
En visitant dernièrement ce mémorial, qui m’a rappelé des souvenirs, j’ai aperçu cet endroit où Tollet s’est évadé avec ses compagnons, il est situé juste à l’endroit où était le bâtiment de l’ordinaire troupe ( la cantine). Ce trou était certainement caché de la vue des troufions que nous étions.
Jamais ces militaires, ces gradés, nous ont dit que là se sont évadés des résistants pour la liberté et le combat contre les nazis et l’extrême droite française.
Oui, c’est tout à fait juste que ce camp soit devenu un mémorial pour honorer ceux qui partirent, juifs, communistes, gaullistes vers Auschwitz et Dachau.
Il est bien que les jeunes s’y rendent, ce mémorial parle de ces hommes et femmes déportés, gazés, abattus par le pire du pire que peut engendrer le capitalisme.
C’est donc un appel à ce que les enseignants s’y rendent avec leur élèves durant toute l’année scolaire et aussi ceux et celles qui veulent saisir ce que fut cette odyssée de l’humain vers les abîmes de la haine, du racisme, de l’antisémitisme et de l’anticommunisme.
Bernard LAMIRAND

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