LE CHOMAGE : L'ECHEC

Publié le 27 Décembre 2013

LE CHOMAGE : L'ECHEC

L’aumône pour les uns et la rente pour les autres

CHOMAGE : EN FINIR AVEC LA POLITIQUE D’AUSTERITE ET FRAPPER LES RICHES AUX PORTE MONNAIES

Quelle triste comédie que nous ont joué hier les membres du gouvernement et le Président de la Finance(Hollande) concernant les chiffres du chômage.

Je laisse le soin aux spécialistes des statistiques pour nous disséquer les chiffres par catégories et je me bornerai à dire ce que je penses de cette pantalonnade auquelle se sont livrés Sapin, Ayrault et Hollande en maquillant leur échec sur l’emploi par des chiffres tripotés dans tous les sens dissimulant les dégâts de leur gestion libérale.

Il fallait voir ce « ministre du chômage », le dénommé Sapin, gesticuler, fanfaronner, transformer un mauvais chiffre de demandeurs d’emploi en un bidouillage indigne de gens qui prétendent diriger pour l’intérêt général.

L’augmentation du chômage en novembre après une courte accalmie en Octobre révèle bien que le projet d’inverser la courbe pour la fin d’année n’était pas réalisable avec une telle politique antisociale et que tous les artifices actuels ou futurs pour le cacher se révéleront incapables d’un vrai inversement vers l’emploi vrai.

Hollande et Ayrault ont donc échoué et il ne pouvait en être autrement quand on frappe le monde du travail et que l’on protège les capitaux.

Les résultats ne sont pas réjouissants.

C’est en particulier la cas des chômeurs âgés qui battent des records de mise à la porte en ce moment et d’inscription aux agences de l’emploi. La raison est toute simple, le passage de la retraite de 60 ans à 62 et plus entraine davantage de salariés, qui auraient pu partir plus tôt, à rester non pas aux effectifs de l’entreprise mais à rejoindre les bureaux de chômage, virés par les patrons qui profitent d’un gouvernement attentif à leurs désidératas pour dégager y compris avant 60 ans. Dans ce sens ils y sont alors encouragés pour réduire le coût du travail des salariés âgés devenus pour eux trop chers pour les remplacer par des débutants mal payés et qu’on laisse d’ailleurs végéter ensuite.

Nous verrons malheureusement, au fur et à mesure du passage à 43 ans de cotisations, un nombre de plus en plus important de ces travailleurs âgés devenir des chômeurs au lieu d’être des retraités.

Il y a quelques années, un dirigeant du Medef me disait dans une réponse à une questions que je lui posais sur l’âge de la retraite : il vaut mieux payé des chômeurs à minima à partir de 55-60 ans jusqu’à l’obtention de la retraite régime général et complémentaire à 65 ans.

Eh bien, nous y sommes.

Et ce gouvernement en porte la responsabilité au même titre que les précédents.

Ces chiffres sont donc un échec de la politique gouvernementale en matière d’emploi parce qu’elle ne repose pas sur la croissance et la croissance dépend des salaires et non de la rente.

A vouloir détruire sous prétexte du coût du travail les droits des salariés en matière de salaires, de retraites, de conditions de travail pour renforcer le coût du capital par les rentes et les dividendes, il ne pouvait en être autrement.

Ce matin le journal l’Humanité traduisait bien la situation dans lequel se gouvernement s’est mis : d’un côté le chômage, les emplois précaires et les bas salaires pour les salariés et de l’autre des PDG qui s’en mettent plein les poches avec des retraites chapeaux dépassant pour certains le million d’euros par an. Et sans compter que les actionnaires recueillent des dividendes de plus en plus élevés au fur et à mesure que patronat et gouvernement réduise le prix de la force de travail.

La preuve vient d’être apporté que le redressement de l’emploi ne sortira pas de cette politique d’austérité et en faveur de la finance.

2014 approche, il faut une autre politique que celle menée actuellement et cela nécessite que le monde du travail se bouge et agisse ensemble et dans l’unité la plus large.

L’équipage actuellement au gouvernement n’a plus aucune crédibilité et il faut un gouvernement de salut public de gauche avec une toute autre politique que celle édictée tant à Paris qu’à Bruxelles.

Sortir de l’impasse actuelle c’est se sortir des griffes du patronat et de cette Europe libérale.

Bernard LAMIRAND

Rédigé par aragon 43

Publié dans #politique

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