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ARAGON43

MINIMUM VIEILLESSE : DERISOIRE ET POUDRE AUX YEUX POUR DETOURNER L'ATTENTION

27 Novembre 2013 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #syndicalisme

MINIMUM VIEILLESSE : DERISOIRE ET POUDRE AUX YEUX POUR DETOURNER L'ATTENTION

LE COUP DU MINIMUM VIEILLESSE

Depuis hier, la presse bien pensante, inonde d’information la « mesurette » gouvernementale de revalorisation des petites pensions.

La présentatrice d’antenne 2 qualifiant cette décision d’un geste en direction des retraités ayant les plus basses pensions avec une revalorisation promise au 1er avril 2014 puis ensuite au 1 er octobre 2014, le tout permettant une revalorisation de 13 euros par mois.

Mais en fait de quoi s’agit-il ?

Il s’agit du minimum vieillesse.

Qu’est-ce que le minimum vieillesse : Le minimum vieillesse est une prestation sociale française versée sans contrepartie de cotisation, créée en 1956. Son objectif est d'apporter un complément de ressources pour porter au niveau du minimum vieillesse les revenus des personnes âgées disposant de faibles moyens d'existence. Constitué de différentes allocations, il a été simplifié en 2006 en une prestation unique, l'allocation de solidarité aux personnes âgées, mais ses différentes allocations persistent pour les personnes qui ont commencé à en bénéficier avant 2006.

L'ASPA est une allocation différentielle, c'est-à-dire que son montant varie suivant les ressources du bénéficiaire : elle sert à porter celles-ci au montant du plafond de ressources soit, au 1er avril 2013, 787,26 € par mois pour une personne seule, et 1 222,27 € pour un couple.

Par exemple : Pierre, 65 ans, vit seul et touche des pensions de retraite pour un montant de 477,16 euros et ne perçoit pas d’autres revenus. Il peut donc bénéficier de l’ASPA pour un montant de 311 euros10 ( 787,26-476,16 ).

576 300 personnes en sont allocataires (chiffres 2009 )

Donc ne pas confondre minimum vieillesse et minimum contributif.

Le minimum contributif lui est calculé sur la retraite à taux plein avec l’ensemble des trimestres cotisés, c'est-à-dire 628,99 euros majoré à 687,32 en avril 2013. Si la personne n’a pas le nombre de trimestres, le calcul se fait au prorata du nombre de trimestre cotisés. Cela peut aller de complément de plusieurs centaines d’euros à quelques dizaines d’euros qui serviront de calcul pour les éventuelles revalorisations du minimum retraite annoncées par le gouvernement.

Tant mieux pour les plus basses pensions qui recueilleront quelques euros mais la grande masse des retraites, celles qui dépassent le minimum contributif seront les dindons de la farce au moment où ils sont frappés d’ une cotisation supplémentaire de 0,3 % et d’un recul programmé en octobre 2014 des revalorisations par rapport au coût de la vie..

Cela ne règle pas l’appauvrissement des retraités salariés de toutes catégories qui verront donc leurs pensions diminuées comme neige au soleil.

Et cela risque d’être de pire en pire quand on sait que plus de la moitié des nouveaux retraités recueillent actuellement des pensions au dessous du minimum de pauvreté et où s’affichent déjà plus d’un million et demi de retraités pauvres.

L’effet de manche du gouvernement n’est qu’une obole qui ne lui donne aucun crédit concernant le devenir du pouvoir d’achat des retraités malmenées par cette réforme que l’Assemblée nationale vient de voter avec les voix socialistes.

Bernard LAMIRAND

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