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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

FABIUS LE FAUCON ISRAELIEN

Publié le 10 Novembre 2013 par aragon 43 in communisme

FABIUS LE FAUCON ISRAELIEN

FABIUS N'AIME PAS LA COLOMBE DE LA PAIX ET PREFERE LES FAUCONS ISRAELIENS (BL)

Nucléaire iranien: la France fait de l'entrave (Humanité Pierre Barbancey).

L'analyse de Pierre Barbancey sur l'échec de la rencontre à Genève entre l'Iran et les six puissance du P5+1, consacrée au nucléaire iranien.

La venue de John Kerry à Genève, vendredi, interrompant ainsi une tournée au Proche-Orient et au Maghreb pour se joindre aux discussions en cours sur le dossier nucléaire iranien avait d’autant plus suscité l’espoir qu’il avait été rejoint ensuite par ses homologues du P5+1 (outre les Etats-Unis on y trouve la Russie, le Royaume-Uni, la Chine, la France, auxquels se joint l’Allemagne). Les déclarations, l’atmosphère : tout laissait croire à l'imminence d'un compromis. Pourtant, ces négociations se sont achevées dans la nuit de samedi à dimanche, sans accord.

La France montrée du doigt

Que s’est-il passé? L’intransigeance de l’Iran est-elle responsable de cet échec que l’on espère provisoire? Rien n’est moins sûr. L’optimisme mesuré était pourtant de mise. Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, expliquait même : « Il y a eu plusieurs moments, ces dernières années, où on a été sur la brèche. Mais maintenant nous sommes plus proches d'une solution raisonnable que nous ne l'avons été depuis des années ». William Hague, chef de la diplomatie britannique insistait lui aussi : « Nous devons faire tout ce que nous pouvons pour saisir le moment et l'opportunité afin de parvenir à un accord que le monde n'a pas réussi à obtenir pendant longtemps ». Une déclaration qui s’adressait plus au camp occidental qu’aux Iraniens.

La France, et particulièrement le ministre des Affaires étrangères, est montrée du doigt. Samedi, l'agence iranienne Irna a été jusqu'à affirmer que le ministre français « entravait » l'accord entre l’Iran et les grandes puissances. Ce qui corrobore les déclarations de certains diplomates occidentaux. « Les Américains, l'Union européenne et les Iraniens travaillent intensivement depuis des mois sur ce processus et il ne s'agit rien de plus que d'une tentative de Fabius de se donner une importance tardivement », a dit l’un d’entre eux, en évoquant les multiples interventions publiques du ministre, mettant en garde contre un éventuel accord au rabais. Fabius, qui disait craindre, dans la journée de samedi, un marché de dupes, a été le premier à annoncer l'absence de compromis au bout de trois journées de discussions intenses. Une attitude peu diplomatique.

Puissance d'influence

De fait, les déclarations françaises ont eu l’effet d’une douche froide. Sous prétexte de pragmatisme, la position de Paris a bel et bien été au centre du blocage. « Nous voulons éviter l'euphorie du verre à moitié plein », explique-t-on dans l’entourage de Laurent Fabius. Pour ce dernier, « des questions importantes subsistent, en particulier sur le réacteur d'Arak, ainsi que sur le stock et l'enrichissement de l'uranium ». Le réacteur à eau lourde d'Arak (deuxième filière pour obtenir une arme atomique avec cette fois du plutonium), doit entrer en service l'été prochain. Or, les discussions en cours laissaient apparaître que l’Iran pourrait être d’accord pour ne pas mettre en fonctionnement cette usine pendant les six mois de l’accord intérimaire, se contentant de travaux d’installation.

En réalité, la position française est dictée par d’autres considérations. Il y a d’abord cette propension chez François Hollande et Laurent Fabius à considérer que pour être une « puissance d’influence » il convient de durcir le ton avec ceux qui ne sont pas considérés comme des partenaires, voire à menacer d’usage de la force. François Hollande avait approuvé l’intervention en Libye, il a fait donner la troupe au Mali et se verrait bien en chef militaire pour bombarder Damas. Dans ces conditions, l’OTAN est une structure idéale pour lui.

La Syrie en fond

On ne peut d’ailleurs s’empêcher de penser qu’en bloquant un possible accord avec Téhéran, Paris joue également sur le dossier syrien dans lequel est impliqué l’Iran. Mais la France veut également ménager et complaire à deux de ses alliés: Israël et l’Arabie saoudite. « Il faut prendre pleinement en compte les soucis de sécurité d'Israël et de la région », a martelé Fabius. Ces deux pays sont opposés à un accord avec la république islamique, craignant ses velléités de puissance régionale. Tel Aviv, où doit se rendre François Hollande – Netanyahou a d’ores et déjà promis qu’il déroulerait le « tapis rouge » pour l’accueillir dans une semaine -, l’a déjà fait savoir. Ryad rappelle les nombreux contrats passés avec la France et la commission mixte franco-saoudienne sur le nucléaire. Le Premier ministre israélien, ne craignant pas le ridicule, a fait savoir qu’Israël n'était « pas tenu par cet accord » et qu’il « ferait tout le nécessaire pour se défendre et défendre la sécurité de son peuple ». L’Arabie saoudite a suspendu sa participation au Conseil de sécurité de l’Onu il y a deux semaines, arguant de l’impasse syrienne et du rapprochement avec l’Iran…

  • A lire aussi:

Climat de détente à Genève autour du nucléaire iranien

La France traîne les pieds et fait craindre le blocage

Pierre Barbancey

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Gourmel Michel 10/11/2013 21:09

Très content du changement de ton de l’Huma depuis 1 mois et demi.
Surtout sur ces 8 guerres programmées en septembre 2001 Afghanistan, Irak, Syrie, Liban, Lybie, Somalie, Soudan, et finalement l'Iran auxquels les colonialistes français ont ajouté la guerre du cacao en Côte d’Ivoire (Sarko) et la guerre au Mali (Hollande) pour les nouvelles richesses découvertes : pétrole (Total), Or (Bouyges), Uranium (Aréva).
On retrouve le ton de l’Huma révolutionnaire du XXème siècle avec plaisir.
On est enfin informé que les vrais faucons sont les français et non les états désignés par Bush
Pourvu que ce changement dure !