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ARAGON43

Mon site relate les événements syndicaux, sociaux, politiques, culturels et environnementaux .

FRONT DE GAUCHE CONTRIBUTION DE CHRISTIAN PICQUET

Publié le 22 Octobre 2013 par aragon 43 in politique

Pour un Front de gauche uni et rassembleur, par Christian Picquet

Par Christian Picquet, porte-parole de la Gauche unitaire, organisation membre du Front de gauche. Il me faut ici revenir sur ce qui préoccupe un très grand nombre de militantes et de militants qui, de l’université d’été du Parti communiste (c’était à la fin du mois d’août) à la Fête de l’Humanité ou en marge des meetings sur les retraites auxquels je participe en ce moment (j’étais, tout naturellement, à celui de Toulouse le 11 octobre et à celui de Nancy ce mercredi 16), s’en ouvrent à moi. Je veux parler de la passe difficile que traverse le Front de gauche.

Les échanges acides, par colonnes de presse interposées, entre responsables communistes et « pégistes » ont incontestablement pollué notre rentrée. Au point que Politis, fidèle à son habitude d’œuvrer à des discussions saines entre celles et ceux qui ont à cœur d’agir pour une gauche à la hauteur des attentes citoyennes, ait récemment évoqué ce climat par ce titre de « une » : « Pourquoi ça coince. » Depuis, les tensions entre composantes de notre convergence ne se sont malheureusement pas apaisées. Loin de là.

Récemment, Jean-Luc Mélenchon écrivait, par exemple, sur son blog, à propos des choix d’alliances différents qui pourraient se faire jour, ici et là, pour les prochaines élections municipales, que « si une partie de l’une des composantes préfère l’alliance avec les socialistes », ce sera « dans les faits un Front d’un type nouveau (qui) sera présent, certains communistes l’auront quitté, pas tous, loin de là, d’autres l’auront rejoints, peut-être ». Une « pique » appelant inévitablement l’autre, des médias gourmands se seront mis à disserter sur la fracture irréversible qui nous affecteraient désormais tandis que, du côté de la rue de Solferino, d’aucuns s’employaient à opposer entre elles nos composantes dans l’intention, même pas dissimulée, de parvenir à disloquer la seule construction qui, à gauche, porte l’idée de l’alternative indispensable à une austérité ravageuse.

Le dernier épisode en date de ces soubresauts aura été l’option retenue, par la majorité du comité fédéral du PCF, avec le soutien de Pierre Laurent et au vu des concessions obtenues dans un accord ayant fait l’objet d’une longue négociation, de faire liste commune avec le Parti socialiste à Paris. Le choix est désormais entre les mains des adhérents communistes de la capitale. Jean-Luc et d’autres responsables du PG les auront donc directement appelé à désavouer leur secrétaire national. Je ne veux ici ni m’abstraire du débat sur ces enjeux électoraux, ni prêter ma voix à une controverse en laquelle Le Monde voyait, dans son édition du 12 octobre, « un Front de gauche au bord de l’implosion ». Mais plutôt développer l’idée que c’est à un problème politique compliqué, nous renvoyant aux défis considérables de la période, que nous devons aujourd’hui nous confronter. Et non à des calculs électoraux qui pourraient sembler d’autant plus étroits qu’ils concernent les municipales de mars prochain…

Je m’explique. Ce scrutin réfractera, naturellement, tous les problèmes du moment. Comme toujours, dimensions locales et nationales s’y combineront. Dans une tension rendue, cette fois, d’autant plus aiguë que l’austérité impactera brutalement les communes et que la défiance croissante du pays envers les partis associés à la gestion gouvernementale s’y manifestera inévitablement avec force, au risque du basculement à droite (voire, peut-être, à l’extrême droite) d’un certain nombre de villes. Il s’agit, par conséquent, pour le Front de gauche, de conserver la lisibilité de son refus des orientations de l’exécutif, en particulier dans les grandes métropoles où les campagnes disposeront d’un fort retentissement national, tout en agissant résolument, chaque fois que possible, pour élargir le rassemblement à des sections socialistes ou écologistes disposées à construire avec lui des majorités municipales au service des populations. Dit autrement, des majorités ne se situant pas dans le prolongement de la politique du gouvernement.

Un exercice évidemment difficile, puisqu’il suppose une grande rigueur politique et une opiniâtreté unitaire à renouveler sans cesse. Ce qui doit nous amener, plutôt que de décréter que des conflits localisés ont une portée générale pouvant remettre en question ce que nous édifions ensemble depuis 2009, à nous féliciter d’abord que des listes initiées par le Front de gauche soient d’ores et déjà annoncées dans un très grand nombre de cités. Pour nous efforcer, ensuite, d’identifier précisément la nature du différend sur lequel nous buttons, à Paris comme dans un petit nombre d’autres villes.

Assumer sereinement nos désaccords

Si « ça coince », pour reprendre la formule de Politis, je ne cesse de plaider depuis des semaines pour que l’on n’hésite pas à en mettre les raisons sur la table, sans faux-fuyants et sans langue de bois désespérante. En sachant objecter à des commentaires journalistiques le plus souvent paresseux qu’il n’est pas anormal de voir des controverses surgir au sein d’une convergence pluraliste… Que, contrairement à une vision étroite si complaisamment exposée, tout ne se ramène pas à de pitoyables querelles d’egos ou à de sombres rivalités d’appareils pour une poignée d’élus en plus ou en moins... Qu’il est détestable de lire, ici et là, que le désir de conquérir le plus grand nombre possible d’élus (ou, tout simplement, d’assurer leur reconduction) relèverait de calculs finalement méprisables, alors que les hommes et les femmes concernés sont, sur le terrain, les acteurs de premier plan des résistances à la mise en cause des intérêts populaires...

Plus précisément, ce que nous avons aujourd’hui à maîtriser collectivement ne me paraît pas principalement renvoyer à des choix divergents d’alliances pour une échéance aux coordonnées compliquées, et encore moins à l’attitude complaisante d’une partie de notre coalition envers le Parti socialiste. Il suffit, pour s’en convaincre, de relever qu’au moment même où la controverse fait rage entre nous sur les municipales à Paris, les parlementaires communistes se préparent à voter contre le budget, ce qui n’est pas précisément un acte d’allégeance à l’exécutif. J’y vois plutôt la réfraction d’une question plus fondamentale de démarche politique.

Certains de mes camarades du Front de gauche pourraient redouter, à l’énoncé de cette affirmation, que cela ne fût source de tensions ravageuses et croissantes. Bien que cela puisse sembler paradoxal, je suis convaincu du contraire : la dynamique d’un débat politique dominé et publiquement assumé est bien moins angoissante, car il est toujours plus aisé de dépasser des blocages de ce type que de démêler l’écheveau d’options tactiques divergentes, que les configurations du terrain ont vite fait de rendre inextricables. Cela nous oblige simplement, en retour, à politiser nos discussions, à les dégager des facilités de la polémique gratuite, et à chercher en toute occasion les équilibres à même de préserver notre unité. Cette unité qui doit être protégée comme notre plus grand acquis, car elle fut (et elle reste) aux fondements de tous nos succès des quatre années écoulées, de notre percée au premier tour de l’élection présidentielle, de la place incontournable que nous occupons sur le champ de la gauche française.

À sa fondation par le Parti communiste, le Parti de gauche et Gauche unitaire, le Front de gauche se sera fixé un dessein ambitieux : non pas simplement, comme je l’entends parfois, dépasser électoralement le Parti socialiste, ce qui me paraît toujours un rabougrissement de notre approche de départ, mais refonder la gauche dans son ensemble sur une nouvelle ligne directrice, en modifiant son centre de gravité au détriment de l’orientation d’accompagnement du libéralisme qui la domine depuis trop longtemps. Désormais fort de neuf organisations, ce qui exige de sa part un travail de cohésion bien plus exigeant que par le passé, notre regroupement se doit de traduire cette volonté dans un contexte extraordinairement difficile.

Question de démarche

Si, en effet, au vu de la hargne de classe à l’état brut qu’expriment l’UMP et ses ténors, nous ne pouvons que nous féliciter d’avoir contribué à débarrasser la France du sarkozysme, force nous est simultanément de constater que le basculement des nouveaux gouvernants dans la mise en œuvre du « socialisme de l’offre » se traduit par une terrible dégradation des conditions d’existence du plus grand nombre de nos concitoyens. Ces choix suscitent bien sûr une grande colère, ils provoquent également une immense déception, beaucoup de découragement et une division profonde du peuple de gauche.

Chacun en connaît les raisons. Élue parce qu’elle avait porté l’idée du « changement maintenant », l’équipe emmenée par François Hollande et Jean-Marc Ayrault se sera engagée dans un cours ayant brutalement renvoyé la société française à ce qu’elle subit douloureusement depuis tant d’années : l’accumulation d’échecs des luttes et des grandes mobilisations sociales, au prix de la dégradation continue du rapport des forces entre capital et travail ; la mise en doute qui s’ensuit, dans les consciences, de la possibilité de conduire des politiques en rupture avec la loi de la finance et des marchés ; l’offensive, que ce contexte aura favorisé, d’un néoconservatisme habile à encourager, dans les profondeurs d’un pays brutalisé par les régressions sociales et les reculs imposés à la République, ces « paniques morales » et ces « pulsions identitaires » auxquelles le chercheur Gaël Brustier aura consacré ses derniers travaux (je les ai évoqués dans une récente note) ; la droitisation régulière des débats politiques et idéologiques, facilitée par le renoncement des dirigeants socialistes aux valeurs fondamentales de la gauche, et amplifiée à mesure que le Front national voyait se renforcer son audience auprès des secteurs les plus fragilisés et désorientés des classes populaires.

Voilà ce qui explique sans aucun doute pourquoi, tout en représentant désormais une référence sur l’échiquier politique, le Front de gauche ne parvient pas, depuis dix-huit mois, à élargir l’influence acquise à l’occasion de la dernière présidentielle. De consultations partielles en enquêtes d’opinion, il enregistre même une stagnation certaine, laquelle traduit notre évidente difficulté à apparaître comme une solution de pouvoir crédible. Nous ne sommes donc en proie ni à la menace de dislocation qu’annoncent quelques augures intéressés, ni à une banale crise de croissance dont un peu d’agilité permettrait de sortir. Nous avons à relever le défi de la mise en œuvre, dans une configuration aux paradigmes entièrement bouleversés, de la démarche majoritaire sur laquelle fut fondée notre confluence, afin que nous puissions apparaître utile à la gauche tout entière et au peuple.

Si son programme, autant que l’autonomie qu’il défend contre vents et marées à l’égard de la coalition aux affaires, sont ses atouts premiers, il ne suffira pas au Front de gauche, pour arriver à ses fins, d’affirmer en toute occasion la radicalité de son opposition aux décisions de l’exécutif ou de camper sur l’idée qu’il est porteur d’une alternative globale et cohérente au social-libéralisme. Il doit impérativement faire mouvement, partir à la conquête des secteurs de la gauche qui, sans nécessairement adhérer à toutes ses propositions et sans avoir fait les mêmes choix que lui lorsque se forma l’axe gouvernemental, n’en arrivent pas moins au constat similaire que la logique austéritaire mène droit dans le mur.

Faire mouvement vers le reste de la gauche

Opérer ledit mouvement n’a rien d’utopique ou d’irréaliste. Bien au contraire ! J’ai eu l’occasion de le développer dans une note récente, la ligne Hollande-Ayrault, pour la qualifier à la serpe, se révèle clairement minoritaire au sein de la gauche. Il n’est donc qu’un chemin à emprunter pour un Front de gauche à l’esprit conquérant réaffirmé. Il consiste à porter publiquement une offre de rassemblement de la gauche allant à l’inverse de celle que prétend incarner la direction d’un Parti socialiste n’ayant plus pour dessein que de se porter en défense de la ligne gouvernementale.

J’ai écrit « chemin »… Il m’eût plutôt fallu parler d’une ligne de crête, tant les embûches peuvent rendre ledit « chemin » étroit. À l’occasion des débats nombreux auxquels il m’a été donné de participer sur le sujet, on m’objecte systématiquement des arguments que je ne veux pas méconnaître.

On me fait d’abord valoir la mutation qui affecte des sommets socialistes qui sont allés au bout de l’adhésion mortifère au modèle néolibéral qui ravage l’Europe et le monde. Cette mutation s’avère incontestable, sans être toutefois parvenue, en France du moins, à s’imposer au peuple des militants, des cadres, du plus grand nombre des élus, de ces électeurs dont tout prouve (du référendum de 2005 aux craquements que provoque aujourd’hui chacune des décisions prises au sommet de l’État, sans oublier ce que révélèrent les « primaires » de 2011) la défiance envers la globalisation capitaliste. En conséquence, dès lors qu’une majorité est gagnable dans la gauche à un changement de cap, il convient de viser le rassemblement le plus large, avec pour objectif de battre les tenants de la résignation et du renoncement.

On me rappelle aussi, et parfois vertement, qu’il ne faut sous aucun prétexte tomber dans le piège tendu par ces responsables socialistes qui, au nom de la menace que la droite et l’extrême droite font planer sur la France, appellent la gauche à se regrouper derrière eux… pour mieux exonérer l’action des gouvernants de ses responsabilités pourtant écrasantes. Je partage entièrement ces mises en garde. Pour autant, si des alliances sans contenu s’avèrent totalement inaptes à remobiliser un peuple dont le désarroi est à la mesure des reculs sociaux catastrophiques qu’on lui impose, l’unité à gauche demeure l’enjeu stratégique majeur pour toute force aspirant à mettre (ou à remettre, comme aujourd’hui) en mouvement le camp des travailleurs. Aucune avancée sociale, aucun changement du rapport des forces au bénéfice de ceux d’en bas ne sont jamais intervenus lorsque prédominaient la division, l’affrontement entre elles de gauches repliées et sourdes les unes aux autres. C’est la raison pour laquelle, instruit au demeurant par l’expérience calamiteuse de la formation du NPA, j’ai toujours combattu la théorie des « deux gauches », tout comme mes camarades du PCF et du PG depuis la création conjointe du Front de gauche. Je reste, en conséquence, persuadé que l’unité est indissociable du projet transformateur audacieux sans lequel elle a tôt fait de voler en éclats, mais qu’elle est simultanément la condition de la confiance que la classe travailleuse peut retrouver en ses forces.

C’est à ce point du dialogue que l’on m’oppose fréquemment qu’il est totalement illusoire de vouloir unir toute la gauche, tant se révèlent profondes les fractures qui la traversent. Les fractures en question ne sont pas contestables… On imagine effectivement mal des personnalités qui ne parlent plus qu’au Medef ou à la Commission européenne découvrir soudainement les vertus de la rupture avec l’ordre libéral et productiviste… À ceci près qu’il s’agit de leur contester radicalement l’hégémonie dont elles disposent encore au sein de la gauche, en faisant notre miel d’une expérience historique attestant que nul n’est jamais parvenu à devenir majoritaire dans notre camp s’il n’a pas revendiqué haut et fort sa volonté de le rassembler en ses forces vives. N’est-ce pas, après tout, ce qui aura inspiré l’actuel président de la République dans sa conquête de l’Élysée : se poser en candidat de rassemblement au moyen d’un discours jouant de toutes les ambiguïtés imaginables, et quoiqu’il n’ait rien ignoré de l’existence de deux orientations si incompatibles à gauche qu’elles interdisaient la participation du Front de gauche au nouveau gouvernement. Un an et demi après son entrée en fonction, c’est sa politique qui divise et affaiblit la gauche comme jamais. Cela nous confère l’impérieuse responsabilité d’emporter la conviction que notre réponse politique est la seule à même d’éviter à la France et au peuple le désastre qui menace.

On me dit enfin que notre attention devrait plutôt se porter vers un peuple de plus en plus distant de l’univers partidaire, vers les électeurs exprimant leur colère par la grève des urnes, vers les bataillons d’un mouvement social qu’il faut inlassablement appeler à l’action. J’entends bien cet argument… Sauf que, pour sortir les secteurs populaires de leur léthargie ou d’une sensation ravageuse d’impuissance, il est impératif de faire renaître un espoir, de rouvrir la perspective de victoires, fussent-elles partielles dans un premier temps. La faiblesse actuelle des mobilisations, à l’image de la bataille en cours des retraites, s’explique fondamentalement par le sentiment des salariés et des citoyens qu’ils ne disposent pas des moyens de faire basculer la situation à leur avantage. C’est ce qui nous impose de chercher à faire bouger les lignes sur le champ politique, de montrer que des succès sont possibles, de nouer des liens avec les secteurs socialistes ou écologistes qui refusent l’austérité, de faire ce faisant la démonstration pratique qu’il existe une autre majorité envisageable et que celle-ci peut, dès demain, donner naissance à un nouveau gouvernement appliquant un tout autre programme. Telle est, au final, la fonctionnalité d’un combat pour l’unité qui, s’il l’emporte, ouvrira la perspective d’un vrai changement !

Trois chantiers prioritaires

À partir de là, et bien au-delà des dissensions qui peuvent les partager à propos des élections municipales dans quelques grandes villes, les formations membres du Front de gauche doivent, me semble-t-il, travailler en trois directions complémentaires.

Il leur faut, en tout premier lieu, dans le même temps qu’elles contribueront aux indispensables mobilisations aux côtés des organisations syndicales, concentrer la bataille d’idées autour de quelques exigences simples, répondant à l’aspiration de millions d’hommes et de femmes, dont la conquête serait de nature à réveiller une espérance dans le monde du travail ; c’est, en ce sens, que Gauche unitaire a proposé à ses partenaires de lancer, dans les prochains jours, une grande campagne en faveur de l’annulation des hausses annoncées de TVA.

Loin des invectives et des postures de dénonciation génératrices d’impuissance, elles doivent dans le même mouvement jeter des passerelles en direction des secteurs de la gauche soucieux de se situer aux côtés des salariés et des classes populaires, rechercher l’alliance avec eux, prendre les initiatives de nature à modifier les équilibres fondamentaux dans le pays, œuvrer à la convergence programmatique qui paraît parfaitement possible, favoriser la constitution d’une structure de liaison permanente destinée à avancer dans cette direction.

Il importe également d’assurer la redynamisation militante de notre convergence. Coalition de partis de tailles inégales, le Front de gauche doit savoir dépasser son fonctionnement cartellisé et, plus précisément, nourrir son action de l’expertise de ces milliers d’acteurs sociaux, d’hommes et de femmes engagés dans le combat intellectuel ou culturel, de citoyens non encartés ou venant d’autres horizons de la gauche. Ceux-là, le plus souvent, ne souhaitent pas adhérer à l’une quelconque des composantes organisées, ils doivent pouvoir s’approprier une construction qui a été conçue pour renouveler profondément la politique. Le redéploiement des assemblées citoyennes et la relance du conseil national peuvent y aider.

J’en termine. Comme annoncé, je me suis à dessein tenu à l’écart des tensions de l’instant, en cherchant à apporter ma contribution à l’effort collectif que j’appelle de mes vœux : une discussion sérieuse mais pacifiée sur le fond des problèmes qui nous assaillent. Afin que notre Front de gauche puisse, au plus vite, porter au-delà de ses rangs la politique qui sortira la gauche d’un marasme extrêmement dangereux…

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