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ARAGON43

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INDE : 13 GREVISTES CONDAMNEE A LA PRISON A VIE

21 Mars 2017 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #CGT

Inde  : Déclaration de la CGT

Condamnation injuste de 13 grévistes à la prison à vie

lundi 20 mars 2017

Le 18 mars, le tribunal du district de Gurgaon a rendu sa décision concernant les peines appliquées aux travailleurs reconnus coupables des incidents du 18 juillet 2012 dans l’usine de la compagnie Maruti Suzuki Manesar Plant, lors desquels un dirigeant a malheureusement perdu la vie.
13 travailleurs ont été condamnés à la prison à vie, 4 autres à 5 ans de prison et 14 autres ont été libérés, leur peine étant déjà accomplie. Ces derniers ont néanmoins une forte amende dépassant leurs possibilités de paiement. 114 autres travailleurs ont été acquittés après avoir effectué 31 mois de prison préventive. Pour leur syndicat, il n’y avait aucune preuve les impliquant dans les faits qui leur étaient reprochés.
La décision du tribunal de district, après un procès de quatre ans et demi, est injuste !
La Confédération Générale du Travail (CGT) condamne cette décision du tribunal et exige la libération immédiate de tous les travailleurs.
Ces décisions constituent une attaque frontale contre le droit des travailleurs de se syndiquer et, plus généralement, contre les libertés syndicales.
La CGT est solidaire de tous les adhérents du syndicat Maruti Suzuki et, tout particulièrement, des camarades condamnés.
La CGT s’associe à NTUI et à l’ensemble des syndicats indiens qui demain, le 21 mars, se mobiliseront dans tout le pays pour exiger la libération immédiate de tous les condamnés.
La CGT se montrera toujours soucieuse et préoccupée du respect des libertés syndicales et des Droits de l’homme, partout dans le monde.
La décision rendue samedi est incompatible avec ces droits fondamentaux.

Montreuil, le 20 mars 2017

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PAS TOUCHE A LA SECURITE SOCIALE

19 Mars 2017 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #SANTE

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BRESIL UN MILLION DE TRAVAILLEURS ONT MANIFESTE CONTRE LES ATTAQUES CONCERNANT LA RETRAITE ET LE DROIT DES TRAVAILLEURS

18 Mars 2017 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #INTERNATIONAL

Les Brésiliens se soulèvent contre le démantèlement des pensions et les attaques contre les droits des travailleurs par le gouvernement Temer

Bruxelles, 16 mars 2017 (CSI En Ligne) : Plus d’un million de personnes à travers 27 États du Brésil sont descendues dans la rue ce 15 mars pour protester contre les coupes massives dans les pensions et la sécurité sociale annoncées par le gouvernement extrêmement impopulaire de Michel Temer. Les manifestations, organisées par une coalition large qui rassemblait l'ensemble des centrales syndicales du Brésil, les mouvements des travailleurs sans toit et sans terre, des groupes indigènes et autres, se sont accompagnées d’une grève de 24 heures des enseignants et des travailleurs de la métallurgie, du pétrole, du transport et du secteur public. Temer, investi dans ses fonctions par un parlement gangréné par la corruption, dans la foulée du putsch politique qui a destitué la présidente Dilma Rousseff, a lancé un programme de coupes brutales ciblées contre les travailleurs et les pauvres, alors que son gouvernement se trouve engagé dans une course contre la montre pour boucler un programme qui favorise nettement les entreprises, avant qu’un nouveau cycle anticipé de procès de corruption ne vienne mettre fin à ses ambitions.

À Sao Paulo, l’ancien président Lula da Silva s’adressant à une foule de 250.000 personnes a déclaré : « Bien qu’il soit faible et non représentatif, Temer est parvenu à rassembler au Congrès une force politique comme nul autre président élu n’a réussi à faire. Ils sont déterminés à imposer une réforme de la sécurité sociale qui empêchera pratiquement des millions de Brésiliens de prendre leur retraite. Les travailleurs plus pauvres, notamment dans le Nord-est rural, partiront à la retraite avec l’équivalent de la moitié d’un salaire minimum. »

Le président de la CSI, João Felicio, a déclaré : « Le 15 mars, les travailleurs brésiliens ont donné une démonstration de force et de courage. Ils rejettent ces réformes du travail et de la sécurité sociale venant d’un gouvernement impopulaire et illégitime. Le soutien international restera extrêmement important pour la résistance face à ces réformes qui punissent les gens les plus pauvres. »

Dans le cadre des plans de Temer, une enseignante devra travailler 49 heures sans interruption pour pouvoir toucher l’intégralité de sa pension, et il en va de même pour les travailleurs agricoles. En revanche, les pensions des politiciens et des magistrats resteront intouchées.

Lula, qui reste encore aujourd’hui la personnalité politique la plus populaire du Brésil, est perçu comme la principale menace pour le gouvernement Temer et tout semble indiquer que les alliés que ce dernier compte au sein de la haute magistrature engageront des procédures judiciaires contre Lula pour l’empêcher de briguer un nouveau mandat politique. Des avocats spécialisés dans le droit international humanitaire ont saisi le Conseil des droits de l’homme de l’ONU dans le cas de la campagne judiciaire menée contre Lula par un juge du tribunal de première instance, le populiste Sergio Moro. Commentant cette démarche en juillet dernier, l’illustre avocat du droit international humanitaire Geoffrey Robertson a décrit la persécution judiciaire à l’encontre de Lula comme une « violation flagrante du droit le plus fondamental à un procès équitable ».

Le gouvernement Temer est en passe de lancer une nouvelle offensive qui vise à affaiblir la société civile, cette fois en s’attaquant aux droits des travailleurs à être représentés par un syndicat. Ce faisant, il doit s’attendre à une forte résistance aux quatre coins du pays, qui bénéficiera du plein soutien du mouvement syndical international.

BRESIL UN MILLION DE TRAVAILLEURS ONT MANIFESTE CONTRE LES ATTAQUES CONCERNANT LA RETRAITE ET LE DROIT DES TRAVAILLEURS
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MENACES CONTRE LES CENTRE DE SANTE

18 Mars 2017 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #SANTE


 

Les centres de santé dénoncent le coup de frein brutal du ministère de la Santé

 
 

C'est peut-être un coup d'arrêt à l'expansion des centres de santé constatée ces dernières années. Du moins, les animateurs de ces structures de médecine salariée le redoutent-ils. Alors que des discussions -semble-t-il, plutôt sereines- se déroulaient depuis deux ans entre l'avenue de Ségur et les professionnels du secteur sur la redéfinition et l'accompagnement des centres de santé, ces derniers viennent d'apprendre qu'un projet d'ordonnance visait à réinstaurer une procédure d'autorisation préalable pour la création de ces structures, qui avait disparu depuis la réforme HPST de Roselyne Bachelot.

Colère et incompréhension dans le Landerneau de la médecine salariée. Depuis 2011, et du fait notamment de la pénurie médicale et de l'avancée des déserts médicaux, les centres de santé se montaient par dizaines un peu partout, les derniers projets en date étant Bergerac, ouvert le 15 février, mais aussi Figeac, la Roche-sur-Yon et très bientôt Le Mans. "Cette ordonnance tente de réintroduire des conditions d'agrément. Avec ce projet, on est dans une discrimination totale", proteste Richard Lopez, président de la Fédération National des Centres de Santé (FNCS).

Concrètement, les organisations syndicales du secteur redoutent que les ARS ne puissent s'opposer à telle ou telle initiative de création de centres. "Les centres deviendraient la seule forme d’exercice ambulatoire à relever d’un régime d’autorisation !", s'indignent les organisations du secteur. Au-delà, l'ordonnance pose aussi des conditions de fonctionnement à même de bloquer certaines initiatives. "Certains projets en cours n'auraient pas pu voir le jour, du simple fait, par exemple, que tous les médecins n'étaient pas encore recrutés au jour de l'ouverture", estime Eric May, président de l'Union syndicale des médecins de centres de santé (USMCS), qui accompagne de nombreux projets sur le terrain. Enfin, l'ordonnance pourrait, dit-on, poser problème à certains centres mutualistes, dont les mutuelles propriétaires sont en même temps centrales d'achat.

Les acteurs du secteur réclament donc l'abandon pur et simple du projet d'ordonnance du ministère de la Santé. La surprise est d'autant plus mauvaise que le gouvernement a décrété l'urgence sur ce dossier. Avenue de Ségur, on espérait même que le conseil de la Cnamts puisse rendre son avis le 14 mars. Finalement, celui-ci ne se prononcera que le 24 mars prochain. Mais le temps presse pour les défenseurs des centres de santé, qui disent avoir découvert le texte de façon fortuite ces derniers jours et réclament l'abandon total du projet.

Il semble qu'un mauvais concours de circonstances soit à l'origine de cette précipitation : ambiance de fin de règne avenue de Ségur, doublée d'une volonté de tirer au plus vite les leçons de l'affaire Dentexia, du nom de ces centres dentaires "low cost", aujourd'hui fermés, accusés d'avoir escroqué des centaines de patients ces dernières années. À la FNCS et à l'USMCS, on dit partager les interrogations des pouvoirs publics sur ce dossier plus que limite. Mais ce n'est pas une raison pour que les centres de santé deviennent des boucs émissaires, estiment en substance leurs responsables. "Prenant prétexte des pratiques de quelques escrocs, c’est 1 650 centres de sante qu’on assassine avec cette ordonnance discriminatoire et infamante," soulignent, dans un communiqué commun, gestionnaires des FNCS, médecins de l'USMCS et dentistes du SNCDCS.

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ESCLAVAGE AU QATAR

16 Mars 2017 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #LIBERTE

CONFÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE
CSI En Ligne
007/150317

Les gouvernements devraient contester les déclarations fausses et trompeuses du Qatar à l’OIT

Plus de deux millions de travailleurs continuent de souffrir sous un système d’esclavage moderne

Bruxelles, 16 mars 2017 (CSI En Ligne) : Le rapport soumis par le gouvernement du Qatar à l’Organisation internationale du travail en prévision de l’examen, la semaine prochaine, à l’OIT, d’une plainte déposée par la CSI concernant le système d’esclavage moderne connu sous le nom de Kafala au Qatar, est criblé d’affirmations fausses et trompeuses, selon la CSI. Plus de deux millions de travailleurs migrants y continuent de faire l'objet d'atteintes systématiques à leurs droits fondamentaux, sont contraints d’obtenir l’autorisation de leur employeur pour quitter le pays ou changer d’emploi, sont privés du droit de former des syndicats et de négocier pour des salaires et des conditions décents, sont exposés à des environnements de travail dangereux et forcés de vivre dans des camps de travailleurs sordides, où jusqu’à 12 personnes sont entassées dans une même chambre et doivent dormir sur des lits improvisés.

Sharan Burrow, secrétaire générale de la CSI a indiqué : « La déclaration la plus scandaleuse faite par le Qatar dans son rapport fallacieux à l’OIT est que le tristement célèbre système de permis de sortie a été révoqué. C’est un pur mensonge – la vérité est que les travailleurs doivent toujours demander l’autorisation de leurs patrons pour pouvoir quitter le pays. D’autre part, les données fournies par le Qatar à l’OIT concernant le nombre de travailleurs morts et blessés au travail sont trompeuses puisqu’elles manquent, par exemple, d’inclure les 11 travailleurs morts et 12 travailleurs blessés dans un incendie tragique survenu dans un camp de travailleurs en juin 2016. La vérité est que des centaines de travailleurs migrants meurent chaque année en raison de conditions de travail et de vie épouvantables. Le Qatar déploie en ce moment même une vaste campagne de relations publiques et joue sur sa puissance financière pour tenter de persuader les gouvernements d'écarter toute possibilité d’une Commission d’enquête de l’OIT. Cependant, il continue de traiter les travailleurs migrants comme étant la propriété de leurs patrons et d'étouffer la vérité sur les préparatifs de la Coupe du monde de 2022. Pas un seul des critères de réforme déjà établis par l’OIT n’a été correctement appliqué. Les gouvernements se doivent de résister aux tactiques d’intimidation employées par le Qatar et montrer qu’ils ne toléreront pas le fléau de l'esclavage moderne dans un des pays les plus riches du monde. »

Un briefing préparé par la CSI http://www.ituc-csi.org/plainte-contre-le-qatar-329e à l’intention des membres du Conseil d’administration de l’OIT réfute point par point chacune des déclarations du gouvernement du Qatar. Outre le fait que les travailleurs migrants doivent toujours demander l’autorisation de leur employeur pour pouvoir quitter le pays, les autres problèmes-clés incluent :
- Les patrons peuvent encore toujours empêcher les travailleurs de changer d'employeur durant une période de cinq ans ;
- Le rapport du gouvernement n’offre aucune information concernant d’éventuelles sanctions dissuasives contre tout employeur pour non-respect des faibles réglementations en place ;
- La confiscation des passeports des travailleurs reste pratique courante ;
- Plus de 230 travailleurs migrants interviewés dans le cadre d’une enquête d’Amnesty International publiée en 2016 ont affirmé ne pas être en possession de leur passeport ;
- Le rapport se réfère à cinq domaines-clés possibles de coopération technique entre l’OIT et le Qatar abordés lors de discussions qui ont eu lieu durant la mission de l’OIT au Qatar en février 2017, à savoir le non-paiement de salaires, l’inspection du travail et la santé et la sécurité au travail, l’embauche et les contrats, la protection contre le travail forcé et une « voix » pour les travailleurs. La seule raison possible pour ceci est que le Qatar n’est toujours pas conforme dans ces domaines ; et
- Le gouvernement bloque activement la signature d’accords entre des firmes de construction multinationales au Qatar et la fédération syndicale internationale du secteur de la construction, IBB, concernant les activités de la firme au Qatar.

« Le Conseil d’administration de l’OIT examinera, la semaine prochaine, une proposition qui appellerait le Qatar à entreprendre des réformes concrètes et reporterait à novembre 2017 toute décision relative à l’ouverture d’une Commission d’enquête. Le Qatar a donc six mois pour démontrer qu’il renonce au recours à l’esclavage moderne et honore ses obligations internationales légales en matière de droits des travailleurs. Alors que des millions de travailleurs migrants et leurs familles espèrent voir les gouvernements à l’OIT se solidariser avec eux pour abolir l’esclavage, le mouvement syndical international demandera au gouvernement de rendre des comptes »,TAPONS DU POING SUR LA TABLE A L'OIT

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MOLIERE : DECLARATION DE LA CGT

16 Mars 2017 , Rédigé par aragon 43

Clause Molière

Une disposition discriminatoire au lieu de vraies mesures pour lutter contre le dumping social

mardi 14 mars 2017

La CGT dénonce la « clause Molière » qu’elle considère comme discriminatoire et exige de vraies mesures pour lutter contre le dumping social.

Plusieurs conseils régionaux et conseils départementaux viennent d’instaurer, pour les chantiers publics du bâtiment," la clause Molière " créant l’obligation pour les salariés étrangers détachés en France de "parler français ".

Les raisons invoquées sont, d’une part, la sécurité - ils ne comprendraient pas les consignes - d’autre part, l’action contre l’utilisation abusive de travailleurs détachés - filtrer leur arrivée sur des critères linguistiques.

Pour la CGT, cette disposition est inacceptable, xénophobe, et discriminatoire parce qu’elle cible les salariés déjà en situation d’extrême exploitation. Tout le contraire de la bataille à mener contre ceux qui usent et abusent du dumping social et qui imposent des conditions de travail inacceptables.

De plus, cette « clause » exonère les entreprises françaises faisant appel aux travailleurs détachés de leur responsabilité sociale en tant qu’employeur.

Plutôt que de discriminer les salariés et de flirter avec la « préférence nationale » et les thèses de l’Extrême droite et de la Droite la plus dure, les collectivités devraient plutôt imposer aux employeurs des clauses de sécurité sociales et environnementales, dans leurs appels d’offre.

Pour éviter la mise en concurrence des salariés entre eux quelle que soit leur nationalité, la CGT exige de longue date que de vraies mesures soient prises pour mettre fin à la mise en concurrence des travailleurs, notamment :
- revoir la Directive détachement et imposer le paiement de salaires identiques, comprenant les cotisations sociales. La CGT réitère son exigence de mise en place d’un forfait social, imposant le paiement des cotisations sociales du pays dans lequel le travailleur détaché exerce ;
- pour faciliter le contrôle et empêcher les abus, il convient de mettre fin à la sous-traitance en cascade et de limiter la sous-traitance à deux niveaux maximum. Il faut aussi renforcer les moyens humains et les prérogatives des inspecteurs du travail ;
- donner des droits nouveaux aux représentants des salariés au sein des entreprises donneuses d’ordre et des comités d’entreprise européens et de groupe :
o information obligatoire concernant les détachements de travailleurs,
o droit d’expertise pour apprécier les montants et délais des appels d’offre et vérifier leur compatibilité avec le respect de la législation sociale,
o mettre à disposition les contrats des travailleurs détachés,
o droit d’intervention des CHSCT auprès des sous-traitants ;
- renforcer les obligations et les contrôles de sécurité sur les chantiers alors qu’il y a toujours, dans le secteur de la construction, un mort chaque jour, en France. Les consignes de sécurité doivent être rédigées en français et dans la langue du salarié détaché, un interprète doit être mis à disposition autant que de besoin.

Le préfet de la région Auvergne-Rhône-Alpes, par courrier adressé au président du conseil régional, conteste la délibération instaurant la "clause Molière" prise par la collectivité régionale. La CGT demande à l’État de prendre position en s’opposant résolument à ces dispositions et d’adopter enfin de vraies mesures contre le dumping social et pour la sécurité des salariés, à commencer par l’abrogation de la loi Travail.

La journée d’action du 21 mars prochain sera l’occasion, pour la CGT, de réaffirmer ses propositions pour l’Industrie, les Services publics, la sécurité sociale professionnelle pour tous les salariés.

Montreuil, le 14 mars 2017

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LE PIPEAU DU PROTECTIONISME PAR PIERRE IVORRA

9 Mars 2017 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #Economie

Ma chronique dans "L'Humanité" de ce mercredi 8 mars :

Le pipeau du protectionnisme
Dans ses 144 engagements présentés à Lyon, le 5 février dernier, Marine Le Pen prône « la mise en place d’un protectionnisme intelligent » et d’une taxation des importations. Mais si la France sort de l’Union européenne et s’engage dans cette voie, les autres pays qui commercent avec elle risquent d’en faire autant. Or, notre pays est un grand exportateur de biens et de services, plus par exem...ple, proportionnellement que les Etats-Unis.
Par ailleurs les groupes français ont considérablement délocalisé leur production. Les ventes des filiales installées à l’étranger des groupes français s’élèvent à 1 400 milliards d’euros (69 % du PIB), soit près de quatre fois plus que leurs exportations depuis la France ! Selon une étude de l’Insee, les sociétés qui délocalisent sont le plus souvent exportatrices ou déjà présentes à l’étranger par le biais de filiales. Presque toutes appartiennent à un groupe. L’étude relève notamment que la propension à délocaliser augmente avec la taille de la société et que la destination privilégiée des délocalisations est l’Union européenne des quinze, suivie de l’Afrique et des nouveaux États membres de l’Union, puis de la Chine et de l’Inde. C’est à cela qu’il faut s’attaquer !
Qui donc a rendu la balance commerciale automobile française déficitaire depuis 2008 ? Renault et Peugeot bien plus que Volkswagen. Qui importe les produits textiles et d’habillement bon marché de Chine, du sud-est asiatique ? Ce sont les groupes français et européens de l’habillement, et les géants de la distribution, Carrefour, Auchan, Leclerc, Casino.
En vérité, même si une sélectivité s’avère nécessaire, particulièrement à l’encontre de produits importés fabriqués par des enfants ou présentant des risques sanitaires et écologiques, c’est surtout en amont qu’il faut intervenir, au niveau des entreprises, en promouvant la formation, les qualifications, l’innovation, la recherche, la maîtrise et le développement des nouvelles technologies, de l’investissement, en réduisant le coût du capital. Ce n’est pas en mettant des barrières de tous côtés tout en laissant les grands groupes capitalistes gérer les entreprises comme ils l’entendent, avec pour seul objectif celui de faire le maximum de fric que l’on y parviendra. L’établissement de droits et de pouvoirs nouveaux des salariés et des populations à l’entreprise, l’élaboration d’autres critères de gestion des entreprises et de leurs productions, sont les conditions premières pour permettre un rééquilibrage de nos échanges extérieurs, un développement de l’emploi et de la production efficaces à l’intérieur.

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CGT : LOI SUR LE DEVOIR DE VIGILANCE DES MULTINATIONAES

8 Mars 2017 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #CGT

Loi sur le devoir de vigilance des multinationales

Nos organisations défendent le texte devant le Conseil constitutionnel

mercredi 8 mars 2017

Communiqué commun des organisations ActionAid France-Peuples solidaires, Les Amis de la Terre France, Amnesty International France, le CCFD-Terre Solidaire, le Collectif Ethique sur l’étiquette, Sherpa, la Ligue des droits de l’Homme, la CFDT et la CGT

Vendredi 3 mars 2017, ActionAid France-Peuples solidaires, Les Amis de la Terre France, Amnesty International France, le CCFD-Terre Solidaire, le Collectif Ethique sur l’étiquette, Sherpa, la Ligue des droits de l’Homme, la CFDT et la CGT ont adressé un mémoire au Conseil constitutionnel, afin de défendre la loi relative au devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre. Saisi le 23 février par des députés et sénateurs Les Républicains sur la constitutionnalité de ce texte, le Conseil constitutionnel devrait rendre sa décision mi-mars.
La loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordres, adoptée le 21 février dernier, a été déférée par des députés et des sénateurs du groupe Les Républicains devant le Conseil constitutionnel 48 heures, après son adoption. La veille, le Medef avait déjà annoncé avoir envoyé un mémoire au Conseil pour « alerter » sur une possible inconstitutionnalité du texte.

En réponse, nos organisations, mobilisées depuis le début des discussions autour de cette loi, ont également adressé un mémoire au Conseil constitutionnel afin de démontrer la conformité de la loi à la Constitution.

Claire et intelligible, cette loi nécessaire vise à prévenir les atteintes graves aux droits humains et à l’environnement que peuvent causer les très grandes entreprises via leurs activités et celles de leurs filiales, sous-traitants et fournisseurs. Elle impose simplement aux grands groupes de rédiger et mettre en œuvre un plan de vigilance pour éviter que leurs activités ne portent atteinte aux droits fondamentaux et à l’environnement.

Depuis 4 ans, des organisations patronales se sont opposées systématiquement à l’adoption de ce texte de progrès, arguant que les normes volontaires qu’elles s’imposent sont suffisamment efficaces, à l’inverse des dispositions contraignantes. Or ces démarches volontaires ont montré depuis plusieurs décennies leurs insuffisances.

Sauf à accepter que la liberté d’entreprendre prenne le pas sur le respect des droits fondamentaux des individus, une censure du Conseil constitutionnel serait incompréhensible.

le 7 mars 2017

 
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PRESIDENTIELLES : DEUX LIEVRES QUI FINIRONT EN CIVET

5 Mars 2017 , Rédigé par aragon 43 Publié dans #Présidentielles 2017

PRESIDENTIELLES : DEUX LIEVRES QUI FINIRONT EN CIVET

Ils sont deux lièvres à courir pour le trophée de la République.

Ils tiennent les couloirs à gauche de la piste.

Un troisième larron, sortant de la couveuse hollandaise et patronale, comme un coucou, semble faire la course en tête à quelques encablures de la ligne d’arrivée.

L’arrivée est proche : quel sera le lapin qui sortira du chapeau de la République ?

Aucun doute, il semble bien que les croches « papattes » de deux larrons de la gauche, le socialiste plus ou moins soumis et l’insoumis qui se prépare à soumettre le peuple avec sa faconde de sauveur suprême, semblent bien largués.

Peuvent-ils encore entendre, dans leurs dernières foulées sur la piste, les quelques conseils pour que la gauche gagne ?

Chacun sait que les appels dans les gradins sont insignifiants devant de tels égos.

Les prétendants, dans leur couloir respectif, ne veulent point attendre le moindre appel à la raison. Ils font leur course, et après tout, ils se sont préparés pour cela avec leurs enjôleurs. Dans les tribunes, les experts s’affairent : ils ne savent plus donner de la tête. A chaque instant arrive de coups bas, des ornières jusque là indétectables, des pièges sous la cendrée républicaine très amochée : la piste est vraiment défoncée.

Ainsi le coucou Macaron et la fée Carabosse tirent leur épingle du jeu et font désormais la course en tête et la droite se déchire et la gauche expire.

Quelques oiseaux de mauvaises augures avaient portant averti que le concours de beauté pourrait se terminer de la sorte. Certes, ils ne lisaient pas dans la boule de cristal, ils ne savaient pas que Pénélope pourrait tisser et détisser son fil d’argent attendant son Ulysse à l’Elysée, mais ils avaient bien vu que le déroulé de l’insoumis serait un fiasco et celui du frondeur n’irai pas plus loin qu’un petit caillou perdu dans la nature.

Ils n’ont pas été entendus.

L’anticipation ne semble plus être une vertu politique.

Un possible, ingénu, on ne sait…cru pourtant qu’il pourrait à force de geste et de sacrifices conglutiner les égos ; mais nos deux lièvres n’avaient aucunement l’intention de se retirer et de ne pas montrer tout leur talent de coursier jusque la ligne d’arrivée d’avril.

Les jeux semblent donc être fait.

Un proverbe dit : « rien ne sert de courir il faut partir à point » ; sauf qu’ici, dans la compétition républicaine, les lièvres ne sont que des montures dérisoires que le « bon samaritain » devra défendre jusqu’au bout et boire le calice jusqu’à la lie.

Tristesse et comme le dit Torreton dans l’Huma de vendredi, il n’y a plus qu’à aller faire des terrines de pâtés de campagne. Et pour ceux qui le pourront, selon le temps, de faire des pâtés sur les plages ou de transformer en civet nos deux lièvres.

Bernard LAMIRAND

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